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Question de "garde" d’enfants


LA LETTRE DE MOTION DE LA FNEPE ET DE LA SFPEADA

  • Il nous est trop souvent demandé de donner notre avis de spécialiste dans des procédures judiciaires impliquant les enfants. La justice estime (de façon trop flatteuse) que seul le spécialiste pédopsy pourrait mieux que quiconque faire exprimer l’enfant sur les situations passée et actuelle voire sur les situations futures envisagées par ses parents...

  • Passe encore lorsqu’un pédopsychiatre (médecin) ou un psychologue qui n'est pas thérapeute de l’enfant soit nommé expert, car cette position d’indépendance garantit mieux l'impartialité mais souvent l’un des deux parents en instance de divorce nous sollicite pour obtenir des certificats (probablement par l’entremise de leur avocat) alors que nous recevons l’enfant depuis quelques temps. Dans ce cas, notre fonction de thérapeute nous interdit légitimement tout certificat explicatif et risquerait d’empêcher toute efficacité thérapeutique ultérieure à l’égard de cet enfant. Par opposition, et, dans le cas particulier d’abus ou de maltraitances avérées, nous avons l’obligation pour protéger l'enfant de saisir les autorités.

  • Il serait capital de bien prendre en compte l’intérêt de l’enfant lors de la séparation de ses parents afin de choisir au mieux l’alternance de sa résidence. Malheureusement les impératifs ou pire parfois les caprices de certains parents nuisent au développement harmonieux du psychisme de l’enfant.


lignerouge



Question de "Garde alternée"


  • Parmi les différentes possibilités, la garde alternée est généralement pressentie comme ayant un impact négatif sur les jeunes enfants. Pourtant la loi récente du 4 mars 2002 l’autorise voire facilite cette configuration. Dès lors, elle est retenue quand les parents habitent suffisamment proches l’un de l’autre. Comme dans tout divorce mais peut être de façon encore plus tangible, l’enfant risque de subir l’enjeu du conflit entre ses parents...

  • Il nous manque probablement des preuves statistiques flagrantes mais plusieurs spécialistes de l’enfance se sont élevés contre cette « solution » (dont le célèbre pédiatre américain T. Berry Brazelton) qui risque de déstabiliser le jeune enfant (surtout d'âge inférieur à 6 ans) par la perte du territoire familier, et, par l’atteinte secondaire faite à sa confiance personnelle. A moins bien sûr que ses parents s’entendent suffisamment bien pour que les mêmes règles et les mêmes habitudes puissent être appliquées dans les deux domiciles …

  • Des troubles chez certains enfants dans le cadre des gardes alternées ont été repérées par le Professeur Maurice Berger et confirment les conséquences négatives sur le psychisme de l'enfant : Le Point de vue du Professeur Maurice Berger


    •  un sentiment d'insécurité avec apparition d'angoisses d'abandon, l'enfant ne supportant plus l'éloignement de sa mère et demandant à être en permanence en contact visuel avec elle,

    •  un sentiment dépressif avec un regard vide pendant plusieurs heures, et parfois un état de confusion,

    •  des troubles du sommeil, de l'eczéma,

    •  de l'agressivité, en particulier à l'égard de la mère considérée comme responsable de la séparation,

    •  une perte de confiance dans les adultes, en particulier dans le père, dont la vision déclenche une réaction de refus, etc…

    •  chez certains enfants plus grands, un refus de suivre la moindre contrainte (scolaire ou familiale) venant de l'extérieur. …



  • Depuis quelques années, des demandes répétées de modification du mode de garde de l'enfant, quelquesoit son âge sont faites à la chambre des députés. Récemment, une proposition de loi a été déposée en 2010, renouvelée en septembre 2011 par les députés Mallié-Decool-Delatte pour que lors des séparations parentales (dont environ 133 000 divorces en 2011 en France), l'alternance des résidences soit prononcée par defaut. Nous ne pouvons qu'être très étonné de ce type de réponse automatique sans considération pour l'intérêt de l'enfant et sans nuance "à l'emporte-pièce". La loi du 4 mars 2002 qui exigeait que la parentalité ait pour finalité l'intérêt de l'enfant reste éminement difficile à appliquer sereinement. Sans parler des accusations féminines trop fréquentes d'abus d'autorité voire de délinquance sexuelle du père sur ses enfants lors des divorces compliqués, il y a effectivement en France une réelle protection parentale voire maternelle sans contrepartie infantile puisqu'à peine un enfant du divorce sur deux ne voit quasiment plus son autre parent (généralement le père) ...


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    page réalisée par pedopsy Patrice Duquenne
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