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Les consultations difficiles

  • Faire une démarche vers un psy est difficile. Y aller pour son enfant voire pour son bébé, c'est souvent encore plus culpabilisant.

    La culpabilité est naturellement très présente mais pas toujours consciente dans la tête des parents, et, elle s'accentue, lorsque la relation parent(s)-enfant dysfonctionne ... On comprend qu'il soit demandé une approche médicale déculpabilisante par d'autres praticiens somatiques : Il est tellement plus facile d'entendre dire "c'est à cause de tel organe". Cette particularité sur la culpabilité inhérente à l'approche psy et associée au fait que la répétition scénique inconsciente est l'un des moteurs psychiques humains les plus puissants ( RSI : ndlr ) expliquent que lorsque la consultation en pédopsy est difficile, elle peut être vraiment très mal vécue. La position parentale en tant que responsable de l'enfant décuple cette réaction. Heureusement une consultation très difficile ne survient que dans moins de 1 cas sur 100. Dans ces cas on retrouve une situation particulière :

    Le praticien pédopsy y est assimilé à un juge savant et le(s) parent(s) sont en imaginaire dans une position infantile ... Le décor est planté, la thématique inquiétante du jugement dernier avec erreur judiciaire à la clef est en filigrane, inconsciente ... L'animosité secondaire qui en résulte est malheureusement extrèmement intense et séculaire au coeur de certains membres anti-psychiatriques d'associations diverses, et, il contamine encore trop souvent entre autres les médias dans le sillage des stars irritées. Il n'est pas nécessaire de citer les noms des protagonistes (Qui pour un fils, Qui pour une soeur, ...), n'y d'en faire une chasse aux sorcières contemporaines mais il faut avec détermination rappeler les fondements de notre métier de soins psychiques chez un sujet en voie de développement et que ce que nous y travaillons est par la RSI de force exponentielle; Quelquechose qui littéralement prend aux tripes à la xième puissance et, comme dit Maleval de l'autiste lui-même : "ne cède rien à la jouissance de l'autre" .

    S'il m'était possible de rêver alors je souhaiterais que cette énorme énergie (parfois violente et haineuse) qui se développe dans ces consultations difficiles soit utilisée pour obtenir de nos pouvoirs publics des moyens humains actuellement douloureusement insuffisants et pourtant indispensables pour venir en aide le plus adéquatement à ces enfants et à leurs familles. On peut admettre qu'il existe des incompatibilités de dialogue pas qu'il en résulte des impossibilités de soins.

    Si nous suivions, par exemple, les recommandations de notre Haute Autorité de Santé (HAS) concernant l'autisme et les méthodes proposées, il nous faudrait en centre médico-Psychologique trois fois plus de personnel et, en plus, ne s'occuper que des enfants autistes 40H/semaine. Que ferait-on des autres patients ? L'HAS ne nous en dit rien !

    La santé s'entretient, et son entretien ne devrait pas se compter pas même si il a un prix car négligé son coût ne peut que s'aggraver ! Or, pour choisir son médecin psy, il faudrait au moins qu'il y est deux médecin psy par CMPIJ (ce qui est très loin d'être le cas actuellement en France, et, qui le sera encore moins, Récession oblige !). La France est d'ailleurs et depuis de nombreuses années condamnée par le Conseil de l'Europe pour son insuffisance de soins envers les autistes. Avoir transformé l'Autisme de maladie en Handicap, ne permet pas à la France de lui en épargner les soins nécessaires pendant tout le développement de l'enfant. Cela ne suffit pas, même si la pédopsychiatrie est dite prioritaire, ses budgets sont en diminution et nos équipes sont de plus en plus insuffisantes pour répondre avant plusieurs mois d'attente hors urgence dans les CMPIJ aux divers motifs de consultations. L'avenir s'annonce préoccupant, la crise n'est pas qu'économique, elle est aussi politique. L'incompréhension grandit entre le praticien et le politique à tel point que pourra succèder à la cacophonie actuelle due à l'imprévision politique vers la conflictualité diffuse réactionnelle ...

    Les acteurs de la Santé publique voient leur démographie baisser, et, parmi-eux les pédopsychiatres ont vus leur nombre baisser de 42,8 % entre 2007 et 2015 sans la moindre réaction (issn 0020-0204 Vol 92 N°7 Août-Sept 2016 page585) de nos politiques qui semblent peut-être vouloir nous remplacer par un nouvel objet connecté moins dangereux politiquement type MégaPsychoTron ...

    Je connais aussi certains secteurs de pédopsychiatrie mieux fournis que celui où nous travaillons (par exemple avec 2 centres de jours et un hôpital de jour pour autistes sur un seul secteur pédo correspondant à trois secteurs adultes) bien qu'il ne soient pas favorisés par un rattachement universitaire mais cette particularité tient probablement à l'absence d'hypoacousie de l'ARS locale pour les problèmes psycho-pathologiques ( "The Lower is not always the Better"; Contingences ou Libertés ? ).



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page réalisée par pedopsy Patrice Duquenne
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