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Catégories cliniques de la Classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent
CLASSIFICATION FRANCAISE DES TROUBLES MENTAUX DE L'ENFANT ET DE L'ADOLESCENT
Axe I : CATEGORIES CLINIQUES - CFTMEA R - révision année 2000

3 ) Pathologies limites

Les pathologies limites de l'enfant s'expriment à travers des manifestations très diversifiées, variables d'un cas à l'autre et qui peuvent se modifier dans le cours de l'évolution. Au point de vue clinique et psychopathologique, on relève les éléments suivants :
- des défauts précoces d'étayage doù résultent des failles et des distorsions dans l'organisation de la vie mentale ; cependant l'enfant met en oeuvre des capacités adaptatives notables, en s'appuyant sur des fonctionnements en faux-self.
- des défaillances portant sur l'abord du champ transitionnel et sur les supports de la pensée : en découle une dominance des expressions par le corps et par les agirs.
- des atteintes portées au travail de séparation et à l'élaboration de la position dépressive : elles ne permettent pas l'intégration des angoisses dépressives ; elles entraînent une extrême vulnérabilité à la perte d'objet ; néanmoins l'enfant accède à une différenciation soi - non soi où se marque l'écart vis-à-vis des psychoses.
- des failles narcissiques constantes : elles peuvent inclure une représentation de soi inacceptable, au point de porter atteinte au sentiment d'identité ; à titre défensif, l'enfant est souvent conduit à développer des réactions de prestance qui mènent à des affrontements répétitifs avec le milieu.

En dépit de ces composantes péjoratives, des ouvertures de type névrotique se dessinent, mais sans permettre un véritable affrontement aux conflits de désir et d'identification. En résulte une hétérogénéité structurelle, soutenue par des clivages, de sorte que, d'un côté, se développent des capacités d'adaptation, tandis que, sur un autre versant, persistent des modalités archaïques de symbolisation et de fonctionnement mental.

Les sous-catégories proposées ci-dessous constituent des regroupements syndromiques parmi les plus fréquents.


3.0 Dysharmonies évolutives :

Classer ici des troubles à symptomatologie variable et dont les traits et mécanismes caractéristiques s'inscrivent dans une perturbation évolutive multi-factorielle d'instauration précoce, toujours avant six ans, qui entraîne un développement dysharmonique. Les troubles du langage, de la psychomotricité, des fonctions cognitives se présentent principalement comme des dysharmonies fonctionnelles en rapport avec des défauts d'investissement, des insuffisances d'apprentissage, des modes d'échanges inadaptés avec l'environnement mais ils peuvent progressivement conduire à une restriction durable des potentialités. Les troubles de la personnalité pris dans ce processus s'expriment principalement par l'insécurité de fond, l'immaturité, l'existence d'angoisses dépressives et de séparation liées aux difficultés d'individuation. La composante dépressive tient une place importante, qu'elle s'exprime ouvertement ou qu'elle soit recouverte par des troubles dominants des conduites.

Inclure :
- des manifestations ou des regroupements syndromiques qui peuvent apparaître, sous des formes banales ou trompeuses mais qui s'intègrent en réalité dans un processus évolutif répondant aux critères ci-dessus.

Exclure :
- les autres formes des pathologies limites
- les troubles névrotiques (catégorie 2)
- les psychoses (catégorie 1)
- les troubles des fonctions instrumentales (catégorie 6) quand ils sont bien individualisés et non liés à une perturbation évolutive de fond répondant aux critères de la dysharmonie évolutive.

Correspondance CIM 10 : les dysharmonies évolutives recoupent des éléments des catégories F 93 et F 94 de la CIM 10, sans leur être entièrement assimilables


3.1 Pathologie limite avec dominance des troubles de la personnalité :

Classer ici des troubles dont la symptomatologie variable d'un cas à l'autre et dans son évolution ne compromet pas toujours l'adaptation familiale, scolaire ou sociale. Les aspects psychopathologiques répondent aux critères généraux des organisations limites.

Les traits les plus caractéristiques associent :
. la souffrance dépressive avec l'incapacité à recevoir une aide, l'avidité sans possibilité de comblement;
. les sentiments de moindre valeur, les défauts dans la régulation de l'estime de soi ;
. les angoisses de séparation, de perte, d'abandon, parfois des attaques de panique;
. les retards du développement affectif, les tendances régressives, les conduites de dépendance;

Inclure :
- des troubles de type narcissique, anaclitique, schizoïde, pseudo-névrotique, abandonnique, les personnalités à faux self ;
- certaines manifestations d'anxiété, certains troubles d'allure phobique, hypochondriaque, obsessionnelle, certains agirs, lorsqu'ils répondent aux critères ci-dessus.

Exclure :
- les autres formes des pathologies limites;
- les troubles névrotiques (catégorie 2)
- les psychoses (catégorie 1)
- les troubles des fonctions instrumentales (catégorie 6).

Correspondance CIM 10 : ces troubles recoupent les catégories F 94.2 troubles de l'attachement de l'enfance avec désinhibition et F 60.3 Personnalité émotionnellement labile en particulier le type borderline F 60.31 de la CIM 10, sans leur être entièrement assimilables.


3.2 Pathologie limite à dominante schizotypique :



Classer ici les troubles caractérisés par des anomalies de la pensée et des affects où dominent la froideur, le retrait, la pauvreté du contact, lauto-suffisance, des pensées vagues, souvent diffluentes, parfois étranges, des ruminations obsessionnelles, des préoccupations dysmorphophobiques ou nosophobiques. Le trouble évolue de façon durable, mais souvent fluctuante sans quil existe de symptômes typiques ou dominants de schizophrénie.

Correspondance CIM10 : F21 Trouble schizotypique


3.3 Pathologie limite à dominante comportementale :

Classer ici les troubles dominés par la tendance à l'agir, les troubles des conduites dans les échanges avec autrui, le défaut de contrôle, le déni des règles sociales, la répétition des échecs, le défaut d'influence des sanctions. Les traits de la personnalité sous-jacents incluent les défauts de maturité affective, l'altération du sentiment de soi, la pauvreté de la vie intérieure, l'incapacité à nouer des investissements stables. La tonalité dépressive est souvent recouverte par des constructions mégalomaniaques et par les affrontements au milieu. Elle se relie parfois à des conduites addictives.  Les troubles des conduites peuvent être codés en catégorie complémentaire (7).

Inclure :
- les troubles caractériels liés à une pathologie limite;
- les déséquilibres caractériels graves.
- l'évolution vers la psychopathie

Exclure :
- les autres formes des pathologies limites,
- les troubles des conduites et du comportement de type névrotique (en  particulier 2.8)
- les troubles des conduites et du comportement de type psychotique (en particulier 1.04)
- les troubles réactionnels (catégorie 4).

Correspondance CIM 10 : ces troubles recoupent les catégories F 91 Troubles des conduites et F 60.2 Personnalité dyssociale de la CIM 10, sans leur être entièrement assimilables.


3.4 Dépressions liées à une pathologie limite :



Ces manifestations seront classées ici lorsqu'elles occupent la première place dans le tableau clinique. Cette cotation sera associée à celle de la sous-catégorie qui permet de caractériser le mieux les troubles du sujet. Par exemple un syndrome dépressif survenant chez un enfant ou un adolescent entrant dans le cadre d'une pathologie narcissique sera codé 3.41.

Correspondance CIM 10 : ces troubles correspondent à la catégorie F 92.0 Troubles des conduites avec dépression, de la CIM 10, sans leur être entièrement assimilables.


3.8 Autres pathologies limites :



3.9 Pathologies limites non spécifiées :



  1. des troubles psychotiques
  2. des troubles névrotiques
  3. des troubles dits "limites"
  4. des troubles réactionnels
  5. les déficiences mentales
  6. les troubles du développement et des fonctions instrumentales
  7. les troubles des conduites et des comportements
  8. les troubles à expression somatique
  9. les variations de la normale


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