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Notions de Trouble Mental chez l'enfant et l'adolescent.


  • Il est toujours difficile chez un sujet jeune d'accepter l'existence d'un trouble mental. Un tel diagnostic dans la discipline psychiatrique plus que dans toutes les autres disciplines médicales risque d'être comprise comme un verdict et d'aggraver voire de figer une situation temporairement pathologique. On parle d'épigénèse, pour caractériser la perturbation par l'observateur du phénomène humain qu'il étudie. Cette épigénèse peut avoir des conséquences (positives ou négatives) sur plusieurs années. On donc voit actuellement fleurir les centres de diagnostic (à dominance neurologique ou associative) qui par une approche multidisciplinaire et globale peuvent annoncer prudemment un diagnostic. Il faut accompagner les parents dans les conséquences anxiogènes et perturbatrices du diagnostic qu'il soit positif, confirmant alors le doute, ou négatif, et laissant la place à l'angoisse de la méconnaissance, sur la relation avec leur enfant. Dans les CMPIJ, On préfére donc employer le terme de difficultés psychologiques. Il est nécessaire d'avoir un recul minimal de quelques mois pour asseoir un diagnostic dans la période de développement de l'enfant. Il s'agit d'abord de la souffrance psychique d'un enfant. Celle-ci peut s'exprimer de façon très diverse : troubles du sommeil, craintes excessives, repli, vécu de mal-être ou de malaise, tristesse pathologique, troubles de l'alimentation, difficultés scolaires, consommation de toxiques, troubles du comportement.

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  •  Au début, chez les enfants âgés, Il peut s'agir soit de simples modifications du comportement (énervement sans raisons apparentes, ou, au contraire repli sur soi) soit de simples modifications du caractère (irritabilité, agressivité à fleur de peau, modification de la confiance en soi et doute sur sa propre valeur, dégoût de soi-même et du monde...). soit de perturbations relationnelles intrafamiliales ou extrafamiliales.

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  •  Chez les nourrissons, et, les jeunes enfants, c'est plus souvent par le biais du corps souffrant que s'exprime le malaise psychique de ceux-ci. C'est tout d'abord des perturbations de la succion, du cri, du sourire, de la poursuite visuelle, et de l'agrippement. Puis, les signes pathologiques récidivants (troubles de l'alimentation, et du transit intestinal) et les pathologies à répétition quelquesoit leur localisation (en particulier, de la gorge, des oreilles, des bronches et de l'abdomen, ...), lorsqu'ils ne font pas la preuve de leur cause lésionnelle, traduisent le plus souvent un mal-être du tout petit ....

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  •  A la suite d'enquêtes nationales et internationales, l'Inserm estime en 2002 que 12% des enfants et des adolescents ont un ou plusieurs troubles mentaux. Certains de ces troubles vont débuter de façon spécifique chez l'enfant : autisme, hyperactivité, troubles des conduites. D'autres peuvent débuter chez l'adolescent(e) ou plus tardivement : schizophrénie, anorexie mentale. Curieusement, les estimations de la fréquence des troubles mentaux chez l'enfant et l'adolescent, varient peu d'un pays à l'autre, malgré la diversité des environnements rencontrés. Leur mode d'expression est par contre beaucoup plus variable. En France, on note 5% d'enfants anxieux, 1 à 2% d'enfants hyperactifs, 3% d'adolescents (13-19 ans) depressifs, 1% des jeunes filles (17-19 ans) boulimiques ...

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  • Sur le secteur du i06, et, durant le 1er trimestre de l'année 2015 parmi les 750 enfants accueillis pendant cette période près de 12% des enfants sont venus pour un diagnostic principal en relation avec des difficultés scolaires (dont près de 3% pour THADA). Puis :


  • T émotionnels de l'enfance 6,87%
  • difficultés liés à l'entourage 5,72%
  • T envahissants du développement 4,94%
  • T des conduites 4,80%
  • T de l'adaptation 4,06%
  • Autres T anxieux 4,15%
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  • Parmi les classifications cliniques utilisées dans la pratique quotidienne des pédopsychiatres français, la CIM X est actuellement la plus utilisée (obligatoire pour les dossiers MDPH). Jusqu'en 2010, c'était la C.F.T.M.E.A. (classification française des troubles de l'enfant et de l'adolescent). Il s'agit d'une classification bi-axiale. Le premier axe est l'axe diagnostique et le deuxième axe étudie les facteurs associés ou antérieurs éventuellement étiologiques qu'ils soient organiques ou environnementaux. Le premier axe est l'axe diagnostique des catégories cliniques de base. Parmi ces catégories cliniques, les quatre premières (numérotées de 1 à 4) sont principales. Les liens ci-dessous conduisent à l'axe I de la C.F.T.M.E.A. dans sa version 2000 révisée:

  1. des troubles psychotiques
  2. des troubles névrotiques
  3. des troubles dits "limites"
  4. des troubles réactionnels
  5. les déficiences mentales
  6. les troubles du développement et des fonctions instrumentales
  7. les troubles des conduites et des comportements
  8. les troubles à expression somatique
  9. les variations de la normale


  • La classification américaine du DSM est une classification multiaxiale qui comporte 5 axes et trois sections. Le DSM III date de 1980(v.o.), le DSM IV de 1994, et le DSM V de 2013(v.o). Notez qu'un mode alternatif permet maintenant de ranger les troubles de la personnalité en section III des modèles émergents. Les cinq axes sont :

  1. Axe I : Les troubles cliniques mentaux
  2. Axe II : Les toubles de la personnalité et les retards mentaux
  3. Axe III : Les affections médicales générales
  4. Axe IV : Les problèmes socio-environnementaux
  5. Axe V : L'Évaluation globale du comportement
  6. page réalisée par pedopsy Patrice Duquenne
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